Vois Sur Ton Chemin !!

Vois Sur Ton Chemin !!
Bio d'une Gueule D'Ange :

Jean Baptiste est né le 22 décembre 1990, à Brignoles dans le Var.

Ado, c'est un gentil garçon qui joue au foot, écoute Kyo, Linkin Park, The Rasmus, et adore "Le seigneur des anneaux". Bref un adolescent comme les autres. en 4éme au collège jésuite de Saint-Marc à Lyon, alors qu'il a le choix entre plusieurs options, il décide de se mettre au chant. Il suit les traces de son père qui avait gardé un bon souvenir de sa chorale.

IL commence donc à chanter dans la chorale des Petits Chanteurs de Saint Marc. qui anime parfois la messe du dimanche à Lyon.

Un an plus tard le réalisateur des "Choristes": Christophe Barratier le remarque, fasciné par sa voix, il décide de lui donner le rôle de Pierre Mohrange.
Le film est un carton, et Jean Baptiste a une part de responsabilité, d'où son succès actuel...


...et un ange passe. Prénommé Jean-Baptiste Maunier...

# Posted on Tuesday, 03 May 2005 at 10:05 AM

La rédemption d'un chef de gang

La rédemption d'un chef de gang
" Redemption " Raconte l'histoire de Stanley Tookie Williams, gangster fondateur de l'un des gangs les plus dangereux de L.A., qui s'est ensuite étendu à travers le monde entier. Tookie se fera arrêter en 1981 pour le meurtre de 4 personnes et se retrouvera plongé dans l'univers carcéral. Son verdict, tranchant, lui coupera alors ses ambitions de criminel respecté. Sur le chemin du repentir, Tookie se mettra à réfléchir à son parcours, ses erreurs, et à la responsabilité des adultes quand aux déviances de la jeunesse La journaliste Barbara Becnel (Lynn Whitfield), qui veut écrire un livre sur les gangs de rues, lui envoie plusieurs lettres dans le but de le rencontrer et, après l'avoir totalement ignorée pendant des mois, il finit par accepter. Au fil de leurs conversations et par l'utilisation de retours en arrière, on suit le cheminement de Williams depuis son enfance en Louisiane. On assiste à son arrivée à South Central à l'âge de neuf ans où il n'eut d'autre choix que d'apprendre à se battre, à son rejet par son père dans une chambre de motel minable d'Oakland, à sa vie de voyou au sein des Crips, et finalement à son emprisonnement. En parallèle, Williams se met à lire et à écrire et poursuit son propre cheminement intérieur vers la rédemption. Il propose à la journaliste de mettre en veilleuse son projet de livre et de l'aider à propager son message antigang. Elle accepte, et conscient de la facilité, pour les jeunes des rues, de céder au chemin de la haine, il se met à l'écriture de livres destinés aux jeunes de niveau primaire et secondaire, qui seront publiés non seulement aux États-Unis, mais un peu partout dans le monde. Il recevra même la visite de Winnie Mandela.
Il deviendra un militant pour la paix et le respect déterminé à stopper cette violence qu'il a lui même crée...
Stanley Williams fut plusieurs fois nominé pour le prix nobel de la paix, et au prix nobel de litterrature. Une rédemption magnifique, un film poignant, un acteur idéal pour se rôle, Jamie Foxx que vous avez peut être pu apprecier dans le film Ray. La journaliste Barbara Becnel a coproduit le film et écrit le scénario.

Le DVD comporte deux messages de 4 minutes chacuns enregistrés par Williams lui même, à la prison, dans lesquels il parle brièvement du film, mais se concentre surtout à livrer son message de non-violence aux jeunes...


De nos jours, le phénomène des gangs de rues semble faire partie intégrante de la vie des grandes villes. Sauf que pour un endroit comme South Central L.A., où le taux d'homicide est cinq fois plus élevé que la moyenne nationale avec un nombre de victimes se comptant par milliers depuis le début des années 70, on peut presque parler de zone de guerre. Joindre un gang de rues pour les jeunes habitants de ce quartier n'est donc pas simplement une question de pouvoir et d'argent facile (trafic de drogues, prostitution, etc.), mais une question de survie, la justice de la rue se substituant à la protection policière.
Apparus dans le quartier South Central de Los Angeles à la fin des années 60, les Bloods et les Crips sont les plus célèbres gangs des Etats-Unis.


Stanley Tookie Williams est encore aujourd'hui en attente de son exécution à la prison de San Quentin alors que ses avocats essaient toujours de faire commuer sa sentence en peine de prison à vie....

( source " le coin des DVD " pour la tournure du texte )

[ Edit Dec 2005 ] : Stanley Tookie Williams a été executé 13 décembre entre minuit et 1h du matin après le refus d'Arnold Schwarzenegger de le gracier. 2000 personnes s'étaient réunies devant sa prison pour protester.

# Posted on Wednesday, 11 May 2005 at 5:46 AM

Edited on Sunday, 27 May 2007 at 10:47 AM

Le 11 Mai...

Le 11 Mai...
Robert Nesta Marley naît le 6 février 1945 à St-Ann, dans la paroisse de Nine Miles. Fils d'un capitaine blanc de la marine parti une fois son forfait commis et d'une paysanne jamaïcaine noire, il découvre la difficulté d'être métisse, pris entre deux mondes qui s'ignorent. Adolescent, il quitte la campagne pour Kingston, comme beaucoup de jamaïcains que la misère poussent vers les villes. Pourtant, le travail y est rare et Bob vit à Trenchtown, sordide ghetto où se concentrent la pauvreté, le crime et la crasse, dans une promiscuité bien peu poétique au premier abord. Là, il rencontre Bunny Livingston, puis Peter Mackintosh, comme lui passionnés de musique. Peter joue un peu de guitare et les trois amis chantent les tubes de Rythm'n'Blues entendus sur les radios de Miami.

Bob Marley enregistra son premier morceau, Judge not, à 16 ans, en 1961. Une industrie musicale commençait à se développer à Kingston, de façon désordonnée. Le taux de chômage était alors de 35 %. Il venait de laisser tomber son job de soudeur. Judge Not passe inaperçu mais Bob persiste. En 1964, il forme les Wailing Wailers avec Peter Tosh et Bunny Wailer. Bientôt, ils signent un contrat avec le Studio One, le label de Clement "Coxsone" Dodd. Leur premier titre, Simmer Down, sera le tube de 1961 en Jamaïque. Devenus les Wailers, ils travaillent avec Leslie Kong, puis avec Lee "Scratch" Perry. A chaque fois la collaboration est fructueuse sur le plan artistique mais décevante sur le plan financier. En Jamaïque, les droits d'auteurs ne signifient pas grand chose, et même les chanteurs à succès ne parviennent pas, alors, à vivre de leur production. Les Wailers ne perçoivent que très peu d'argent tout en étant d'énormes vedettes locales. Cheveux courts, costumes chics, les Wailers jouent du ska et du Rock Steady. La compétition, alors, est rude. Pour beaucoup de jeunes du ghetto, la musique constitue un espoir de sortir de la misère. En 1971, la chanson Trenchtown Rock cartonne dans toute l'île.

Jusqu'en 66, d'ailleurs, la musique de Bob Marley reposait encore pour une très large part sur cette glorification du style de vie urbain des voyous jamaïcains. De Rude boy à Steppin' razor, l'hymne des caïds de Kingston chanté par Peter Tosh, en passant par Rule them ruddy ou I'm the toughest (aussi chanté par Peter, et repris par une foultitude d'artistes, dont Johnny Clarke et I-Roy), le jeune Marley assumait le style 'rocker' pour épater la galerie. Il faut attendre sa rencontre avec Mortimo Planno, figure tutélaire du mouvement rasta à Kingston, pour que Bob se laisse pousser les dreads et laisse tomber les bracelets cloutés. Peu après, Vernon Carrington – "Gad the prophet" pour les Rastas et fondateur de l'Eglise des 12 tribus d'Israël – poursuivit l'éducation spirituelle de Bob Marley, bien que la star se défendra plus tard d'avoir eu besoin de quiconque pour trouver sa voie (c'est bien naturel) :

"You have to look inside yourself to see rasta. Every Black is a rasta, dem only have to look inside themselves. No one had to tell me. Jah told me himself. I and I look inside I self and I saw Jah Rastafari".

Gad révéla donc à Bob le secret des 12 tribus d'Israël, selon lequel chaque personne appartient à une de ces tribus en fonction de son mois de naissance. Pour Bob, c'est clair, il est né en février, donc il appartient à la tribu de Joseph. D'ailleurs, dans Redemption song, Bob se présente comme la réincarnation de Joseph, fils de Jacob : "but my hand was strenghtened by the hand of the almighty".

A la fin des années 60, les Wailers devinrent le premier groupe jamaïcain populaire à faire de la philosophie et des rythmes rastas le fondement de leur musique. Les Wailers avaient accompli un chemin musical et spirituel d'envergure, donnant naissance à un mouvement culturel original et infléchissant l'évolution du reggae comme aucun autre artiste. Depuis un titre comme Simmer down, (1964, morceau écrit par Bob Marley et enregistré au Studio One) où le jeune Bob Marley s'époumone sur un beat très ska avec un chorus reprenant le refrain, le groupe a imprimé une marque indélébile à cette musique.

"I and I are of the house of David. Our home is Timbuktu, Ethiopia, Africa, where we enjoyed a rich civilization long before the coming of the Europeans. Marcus Garvey said that a people without knowledge of their past is like a tree without roots".

Bientôt, la plupart des stars du reggae devinrent rastas et, en retour, le reggae devint le principal vecteur d'expression de la culture rasta et de ses revendications. Des chanteurs comme Marley devinrent plus que des amuseurs. Ils étaient des révolutionnaires (revolutionnary workers) et des représentants des pauvres de Kingston, chez qui leur message arrivait par la radio, comme dans tous les foyers de l'île.

"Them belly full but we hungry/ A hungry mob is an angry mob/ A rain a fall but the dirt is tough/ A pot a cook but the food no' nough".

Par ces mots simples chantés avec une voix squelettique, Marley diffusa au sein du peuple jamaïcain des éléments de conscience politique. Il s'en prit au système raciste (skinocratic system) de la Jamaïque, qui plaçait les blancs en haut de l'échelle sociale, les mulâtres au milieu et les noirs en bas. Dans Crazy baldhead, il chante :

"Didn't my people before me/ Slave for this country/ Now you look me with a scorn/ Then you eat up all my corn".

En 67, Marley cessa d'enregistrer, quitta Kingston et retourna dans son village natal de St. Ann mountain. Dans ces collines, il conclut son engagement envers Jah Rastafari, donnant une inclinaison définitive à sa vie, à sa musique et au mouvement rasta lui-même. Pendant un an, Bob adopta le style de vie rasta. Lorsqu'il revint à Kingston à la fin de 68, il s'engagea dans le combat musical grâce auquel il demeure célèbre. Ironie du sort, Marley s'était isolé au moment où le monde changeait, où la jeunesse exprimait son ras-le-bol et son désir de nouveauté, comme si cet isolement avait été nécessaire, au milieu de la fureur, pour venir proposer aux masses occidentales une nouvelle spiritualité.

Les premières chansons à connotation religieuse de Bob Marley parurent en 1968. Il s'agit de Selassie I is the temple, Duppy conqueror, Small axe et Trench town rock.

Pour Marley comme pour de nombreux rastas, les noirs sont une tribu perdue d'Israël. Ils se considèrent comme les véritables Hébreux et tiennent les occupants actuels d'Israël pour des imposteurs.

Bien que certains rasta extrémistes (secte Nyabinghi) considèrent qu'il faut tuer l'oppresseur blanc, tous les rastas refusent de porter les armes. Comme l'explique Bongo-U, un guérisseur rasta de Montego Bay, "La violence est laissée à Jah. Seul Dieu a le droit de détruire". Les Rastas croient à la force spirituelle et au pouvoir des éléments : tremblement de terre, le tonnerre, l'éclair. Selon le précepte biblique, les Rastas s'interdisent de manger lorsque d'autres meurent de faim. Ils vivent en communauté, partageant leurs biens et s'échangeant des services.

Au milieu des années 60, lorsque la violence connut de nouvelles flambées dans les ghettos de Kingston Ouest, la police et le gouvernement s'en prirent aux Rastas, brûlant leurs maisons et les mettant à la rue. Au plus fort de la répression, les forces de police détruisirent le quartier de Black o' wall, un endroit du bidonville où vivaient de nombreux rastas, dans des cabanes faites de bois et de tôle. A l'aube, alors que la population dormait, les policiers arrivèrent à la tête d'un convoi de bulldozers pour raser l'endroit. Dans la panique, beaucoup de femmes, d'enfants et d'hommes furent blessés et nombreux furent arrêtés. Ces épisodes inspirèrent un grand nombre de reggaemen, qui trouvaient là matière à actualiser leur combat contre l'oppression, contre l'injustice et contre Babylone, ancrant le reggae dans une réalité politique, géographique et sociale particulièrement passionnée.

Naturellement, la répression dont était victime le mouvement rasta, loin de l'affaiblir, renforçait sa popularité. Ses effectifs continuèrent d'augmenter tandis que le style rasta imprégnait désormais toute la société jamaïcaine. A l'étroit dans les villes, les Rastas historiques encouragèrent bientôt les jeunes à développer des communautés à la campagne, loin du "shitstem" (= système de merde). Les Rastas ont une culture de l'autonomie, fondée sur la pêche, la culture et l'artisanat. Cet appel à déserter Babylone se traduisit par une profusion artistique, les peintres, les sculpteurs sur bois et tous les autres Rastas doués d'un quelconque talent se mettant à transformer de nombreux endroits de l'île – à commencer par Kingston – en un lieu d'exposition et de méditation autour d'objets et de compositions de toutes sortes. Ce dynamisme culturel attire aujourd'hui un grand nombre de touristes sur l'île. Néanmoins, le principal impact de ce mouvement concerne le reggae, vers lequel affluèrent un grand nombre de jeunes dés½uvrés, auparavant engagés dans des bandes et cherchant désormais à gagner leur vie et à développer leur talent dans la musique. Un type comme Dillinger est représentatif de cette mouvance des "rude boys" transformés en reggaeman – certes survolté – par l'influence des communautés rastas.

En 72, durant les mois qui précédèrent les élections, le Premier Ministre Hugh Shearer, leader du Jamaican Labour Party, décide d'interdire la diffusion des chansons rastas à la radio. Ces efforts étaient dérisoires, le reggae étant partout dans l'île, un marché noir très animé s'étant même développé à l'occasion de cette interdiction. Le JLP fut d'ailleurs défait cette année là, tandis que Michael Manley, leader du People's National Party, devenait Premier Ministre. Bien que Marley se défendait de faire de la politique ("Me no sing politics, me sing bout freedom"), il devint de facto une force électorale avec laquelle il fallait compter. Les deux camps eurent l'occasion de le récupérer (en le citant) ou de le poursuivre en justice.

[pour en savoir plus sur cette période, lire l'article sur Max Romeo]

Comme les Rastas sont en contact direct avec Dieu – ils lisent au moins un chapitre de la Bible chaque jour – ils n'ont pas besoin d'intermédiaires. De là le rejet de tous les systèmes, qu'ils soient politiques, commerciaux ou administratifs. De même, le mouvement ne peut pas avoir de clergé ni de leader.

En 72, alors que les Wailers travaillent sur une musique de film pour Nash en Angleterre, celui-ci les laisse en plan, partant aux États-Unis pour la promo d'un de ses disques. Les Wailers sont au bout du rouleau : Peter et Bunny ne supportent plus la grisaille londonienne, et veulent rentrer au pays. Déprimés et fauchés, les Wailers sont au point de rupture, lorsque Bob décide d'aller voir Chris Blackwell, le patron d'Island, une toute jeune maison de disque. Fils d'une famille de planteurs jamaïcains, élevé sur l'île et fan de ses musiques populaires, Blackwell connaît évidemment les Wailers. Il les engage, leur concède une avance et se montre pressé d'entamer une collaboration prometteuse.

Bob Marley et les Wailers éditeront une dizaine d'albums chez Island. Tous furent disques d'or (500 000 albums vendus) en Europe et au Canada. Deux furent disques d'or aux États-Unis (Rastaman Vibration et Uprising).

A la fin des années 70, Bob apprend qu'il est malade. Atteint d'un cancer, il sait qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre. Il décide de poursuivre son ½uvre, soucieux d'exploiter au mieux le laps de temps dont il dispose, pour aider ceux qu'il a toujours défendus.

En 78, la délégation sénégalaise aux Nations-Unies attribua à Bob Marley la médaille de la paix dans le tiers-monde (Third World peace medal) en remerciement de son influence en tant qu'artiste au service de la révolution. Pour le Zimbabwe, Marley organisa un concert au Boston' Harvard Stadium afin de récolter des fonds pour la nouvelle Nation.

Lorsqu'il rentre d'Harare, où les Wailers viennent de donner un concert en l'honneur de l'indépendance du Zimbabwe, le 18 avril 1980, Bob sait qu'il est en phase terminale. Il travaille comme un lion pour mettre au point le journal de Tuff Gong, son studio d'enregistrement. Il le baptisa Survival et, malgré l'approche mystique et les passages consignant "les enseignements de Sa Majesté", le journal de Marley faisait l'effort de toucher les jeunes. Bob Marley termina sa vie en prenant soin d'aider durablement les causes pour lesquelles il avait lutté. Il céda les droits d'auteur de certaines chansons à une Fondation dont l'objectif était d'aider les enfants du ghetto à s'alimenter correctement (the Hunger project). Il laissa aussi un Testament en faveur de la cause africaine :

"I and I made our contribution to the freedom of Zimbabwe. When we say Natty going to dub it up in a Zimbabwe, that's exactly what we mean, " give the people what they want " Now they got what they want do they want more ? " Yes ", the Freedom of South Africa. So Africa unite, unite, unite. You're so right and let's do it."

En septembre 80, Bob Marley donne son dernier grand concert au Madison Square Garden de New-York, devant 20 000 personnes. Le jour suivant, il est pris d'un malaise alors qu'il court un jogging dans Central Park. Quelques jours après, il a un nouveau malaise, cette fois lors d'un concert, à Pittsburgh, au cours de ce qui devait s'avérer être son dernier show. Bob lutta plusieurs mois contre la maladie, un cancer du cerveau, dans la clinique du Dr. Joseph Issel, en RFA. Il mourut le 11 mai 1981 à Miami, au cours d'une escale alors qu'il rejoignait la Jamaïque pour y vivre ses derniers instants. Il avait 36 ans. Il fut enterré dans un caveau à St. Ann, près de la maison familiale, par sa femme, Rita, qui l'embauma comme les Égyptiens et les Africains le faisaient pour leurs rois.

Sa mort fut ponctuée de célébrations divers. Le mercredi 20 mai fut un jour de deuil national. Une cérémonie officielle eut lieu au Stade national, en présence de Sir Florizel Glasspole, le gouverneur général, de Michael Manley, le leader de l'opposition, et d'Edward Seaga, le premier ministre. Ce dernier annonça l'érection d'une statue en l'honneur de Bob Marley, la première du genre, dans le Jamaica Park. Il conclut en disant "May his soul find contentment in the achievment of his life and rejoice in the embrace of Jah Rastafari". A ce moment, les milliers de Rastas venus rendre un dernier hommage à leur prophète acclamèrent Jah en reprenant en ch½ur "Rastafari ! Rastafari !". Dans la mort, la société officielle reconnaissait finalement Marley et son Dieu.

Agacés par cette forme de récupération, les Wailers poussèrent les barrières de police, prirent le cercueil dans lequel reposait Bob Marley et l'embarquèrent sur une camionnette. Ils partirent, suivis par un cortège incroyable, fait de bus, de voitures, de motos, de vélos et de gens courant derrière cette procession motorisée qui s'enfonçait dans le c½ur de la Jamaïque, en direction des montagnes natales de Bob. Edward Seaga, décidé à ne pas se laisser écarter de l'événement, se fit transporter par hélicoptère jusqu'au temple qui devait accueillir la dépouille. Ce faisant, il arriva avant tout le monde, évitant le trajet sous le soleil, au milieu de la foule. La cérémonie eut lieu dans le plus grand désordre, une foule de plus de 10 000 personnes priant et chantant pour le départ du Dieu du reggae, tandis que les forces de police, à cheval, faisaient mine de vouloir ramener un ordre que personne n'entendait troubler.

" I have to run like a fugitive to save the life I live "
Iron Lion Zion

Cet événement historique témoigne de la violence endémique qui règne en Jamaïque et qui conditionne le contexte social, politique et culturel dans lequel le reggae s'est développé.

Bob avait accepté de participer au Smile Jamaica concert, programmé au National Heroes Park de Kingston le 5 décembre 1976. Bien qu'il se défende de faire de la politique, Le concert apparaît clairement comme un soutien de Bob au gouvernement de l'époque, dirigé par Michael Manley, le leader du parti de gauche, le PNPN. L'affiche du concert 'Smile Jamaica' contenait d'ailleurs la mention suivante : 'Concert presented by Bob Marley in association with the Cultural Department of the Government of Jamaica'. Bob reçut des menaces de mort de la part des hommes de main du JLP, le parti de droite, convaincu que cette publicité faite à leurs adversaires politiques leur permettrait de gagner les élections à venir.

Quelques jours avant le concert, Bob et sa famille sont victimes d'une tentative d'assassinat à leur domicile, au 56 Hope Road. Un homme armé débarqua et se mit à tirer sur les personnes présentes. Don Taylor, le manager des Wailers, reçut quatre balles. Rita Marley fut également blessée de plusieurs balles. Bob, lui, fut touché à la poitrine et au bras gauche. Lewis Griffith, un ami de Bob, fut également blessé, assez sévèrement. Heureusement, personne ne fut tué cette nuit là. Choqué, tous se réfugièrent dans les montagnes au-dessus de Kingston, pour se mettre à l'abri. A ce moment, les Wailers ne savent plus s'ils doivent participer au concert.

Lorsque le moment de jouer arrive, c'est le groupe Third World qui débute le concert, Bob, Bunny et Peter étant absents. Burning Spear, également inscrit au programme, n'est pas là non plus. Attirée par l'affiche, plus de cinquante mille personnes s'amassent pourtant sur le lieu de l'événement. Finalement convaincu de venir par talkie-walkie – il peut entendre la foule réclamer sa venue – Bob descend à Kingston escorté par la police, dans une Volvo rouge où Bunny et Peter ont également pris place. Prévenue de l'arrivée imminente des Wailers, la foule de Heroes's Park exulta, donna à l'instant une profonde intensité.

Lorsque Bob arriva sur scène, il s'adressa au public pour affirmer sa neutralité et apaiser les conflits latents.

"When me decided ta do dis yere concert two anna 'alf months ago, me was told dere was no politics. I jus' wanted ta play fe da love of da people."

Affaibli, incapable de tenir sa Gibson à cause de sa blessure, Bob annonça qu'il ne jouerait qu'une chanson. Sur ce, il entama un set époustouflant de 90 minutes, ouvert avec War. Heureux, victorieux et rigolard, Bob quitta la scène en mimant un cow-boy en plein duel, exhibant sa blessure puis partant dans une danse africaine. Après ce succès, Bob s'envola pour Londres, où il devait séjourner 18 mois, à l'abri des violences de la Jamaïque.


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# Posted on Wednesday, 11 May 2005 at 6:23 AM

Lui !

Lui !
Avril 2005 : Vous cherchez depuis belle lurette l'oiseau rare de vos rêves et vous aurez de grande chance de le croiser enfin, entre le 1er et le 14 de ce mois. ( Le 14 il était là... devant moi... ) Surprise ? ( Ha ça, pour une surprise c'est une surprise !!! ) Avec Vénus dans votre signe complémentaire, l'age de votre conquête peut varier de mûre à jeune. ( je vote pour plus jeune !! )


16 Mai 2005 : Amour ? Romée ou es tu Roméo ? Telle Juliette vous serez à votre balcon et lui en bas. Et pourquoi pas de l'amour dans l'air ?


.................................Ce soir là, il était en bas, a levé les yeux, et m'a envoyé un baiser...

Nous nous sommes rencontré le 14 Mai...Enfin rencontré... lol
On se voyait...dans la rue...dans l'escalier...c'était mon voisin de palier
J'lai tout de suite kiffé
Mais chasse gardé et garde monté
Il était bien attaché...

Moi je suis juste passée
Il m'a respiré
A voulut m'enlever
S'envoler
Alors il l'a quitté
Moi je n'avais rien demandé !!
Mais déjà oui je l'avoue, je l'aimais...
Et pourtant nous n'avions fait que discuter...
Sur mon honneur oui juste parler
Pour moii il n'était pas en possession de toute sa liberté...
Je ne connais que trop bien l'infidélité
Je ne voulait pas à une autre l'infliger

......................................................................................... Il a craqué,
..................................................................De moi il voudrait de doux baisers...
.................................................J'ai succombé...
...................................Emmene moi loin de tout
.....................Emmene moi jusqu'au bout...
.........Notre monde s'ouvre...






Je l'ai laissé venir à moi...
On verra...

# Posted on Friday, 20 May 2005 at 7:51 AM

Edited on Thursday, 04 October 2007 at 7:08 AM

Je veux juste une première danse...

Je veux juste une première danse...
On a choisit notre chanson ....


...........................................................................................Tu trouveras...
.................................................................................Mes blessures et mes faiblesses
.................................................................................Celles que j'n'avoue qu'à demi-mot
.................................................................................Mes faux pas mes maladresses
.................................................................................Et de l'amour plus qu'il n'en faut
.................................................................................J'ai tellement peur que tu me laisses
.................................................................................Sache que si j'en fais toujours trop
.................................................................................C'est pour qu'un peu tu me restes
...............................................................................................................Tu me restes

Qui aurait cru que du jour au lendemain, comme tombé du ciel, il allait entrer dans ma vie comme ça, déboulant comme un canon...
Mais que ce passe t'il ? je tombe amoureuse ?
Il est ...gentil, doux, romantique, imprevisible, passionnée, etonnant...beau ...
Je tombe amoureuse...je crois...non j'ai peur !!!
Et si lui aussi...il me faisait du mal...
Et si je me laissais aller ?
....
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# Posted on Monday, 23 May 2005 at 10:35 AM

Edited on Thursday, 04 October 2007 at 7:13 AM